La saison hivernale 2019 est maintenant bien entamée. Pour certains, on a déjà chaussé les pneus d’hiver depuis un bon moment. D’ailleurs un « news » a circulé sur les plus grands réseaux sociaux, mais s’est avérée « fake » au bout du compte. Du côté des marques, on fait des promesses chez Michelin, tandis que l’on prend des initiatives peu communes chez Continental. En ce qui concerne Bridgestone, on annonce quelques changements structurels, et pour Hankook on démontre un savoir-faire technologique. 2019 a bien été riche en évènements pneumatiques, voici un résumé des faits marquants de l’année.

Pneus d’hiver pour 48 départements : une fake news qui a circulé sur les réseaux sociaux

Les origines de cette nouvelle

La nouvelle a grandement fait le tour sur Facebook : les pneus d’hiver seraient obligatoires dans les territoires montagneux de la France, ce qui fait 48 départements. Ces localités sont toutes situées sur la partie Est et Sud-Est de l’Hexagone.

La part de vérité dans l’histoire

Bien entendu, ce n’est pas entièrement faux. Les fake news se basent toujours sur un fond de vérité. En effet, la loi a été proposée en 2013, pour les départements du Jura, des Vosges, ainsi que des Pyrénées et des Alpes, et la Corse et le Massif Central. Puis la loi est bien votée en décembre 2016, par le parlement (la loi L. 314-1). Cependant, elle n’est pas encore décrétée dans les journaux officiels, ce qui fait que son application doit encore attendre.

Des promesses pour Michelin

La promesse écologique

Dans les prévisions, la marque a annoncé pour cette année une tournure plus écologique dans la conception de pneumatique. Le but est de fabriquer un pneu recyclé et recyclable, qui laisse peu, ou pas, d’empreinte écologique.

La difficulté pour un vrai pneu vert

Pour réaliser cela, il faut plusieurs paramètres à prendre en compte. D’abord, il y a la collecte des pneus usés, qui ne peut se faire en totalité sans une infrastructure adéquate pour la réception. Ensuite, il y a le choix des matières premières, car utiliser de nouvelles composantes nécessite un investissement et de la recherche.

Résumé de l’année pour Michelin

Le bilan de l’année est un peu mitigé pour la marque au Bibendum. Sur le papier, les chiffres montrent une progression de 0.41 pour cent. Du côté de la marque, on affirme que les objectifs sont atteints. Par contre, l’usine située à Bamberg (Allemagne) a mis la clé sous la porte, même si pour les trois à cinq ans à venir, on rassure les Français que cela n’arrivera pas en Hexagone.

Les initiatives chez Continental

Une vision commerciale plus globale

Pour Continental, on pense à être plus global. Le progrès, ce n’est pas seulement se concentrer sur la visibilité sur les circuits de courses. C’est aussi la diversification et la conquête de nouveaux marchés.

Prendre en compte d'un marché de niche

Pour conquérir de nouvelles parts, on a vu cette année que la marque appuie ses efforts pour les utilitaires agricoles. Notamment avec une garantie de dix ans sur les pneus de machines utilisées dans l’agriculture. Preuve, que dans le pneumatique, on doit aussi se soucier des paysans et non seulement de citadins et des compétiteurs.

Combiner la technologie avec les pneus

Continental a donc intégré dans ses pneumatiques pour l’agriculture des fonctions hautement technologiques. Le matériel est donc connecté au smartphone pour une optimisation de la surveillance et du fonctionnement, pour un meilleur rendement et une durabilité accrue. On annonce aussi pour le salon de Las Vegas en 2020 une présentation concernant les voitures autonomes.

Les changements chez Bridgestone

De nouvelles têtes pour une nouvelle vision

Chez Bridgestone, on annonce des changements notoires au sein de la direction. Une indication que la roue tourne convenablement dans le bon sens. Bien entendu, cela ne prendra effet qu’au courant de 2020, mais théoriquement c’est comme si c’était déjà fait. Ainsi, Gordon Knapp qui est en place depuis 2016 laissera sa place à Paolo Ferrari qui est actuellement vice-président directeur.

Un nouveau capteur pour améliorer la collecte d’informations

2019 est une année fructueuse pour la marque Bridgestone. L’annonce d’un nouveau capteur intelligent faite ce 18 décembre dernier en est la preuve. Il mesure la température, la pression et même l’axe de rotation, pour envoyer ces données dans le cloud en temps réel. Une innovation qui a le mérite d’être le premier sur le marché, même si les autres marques ont déjà annoncé la conception de pneumatiques connectés.

La route vers la voiture autonome

Cette technologie est en fait une orientation assumée vers l’utilisation de la voiture autonome. En effet, toutes les marques se tournent vers cette direction pour ne pas être mises sur le bas-côté de la route de la voiture qui se dirige toute seule. Mais ici, Bridgestone affirme son leadership en sortant sa technologie plus tôt que les autres.

La démonstration chez Hankook

La victoire au Red Dot Award

Il est toujours bon de le mentionner : Hankook a marqué 2019 en gagnant le prix du design de Red Dot Award. Le modèle victorieux est la référence K127 de la marque, plus connu sous la nomination commerciale S1 evo 3.

Un pneu au design performant

Les critères de qualifications sont principalement le degré d’innovation, la fonctionnalité et la durabilité, ainsi que l’empreinte écologique. Donc ce n’est pas qu’une question sur les dessins de rayures de pneus qui font remporter la victoire. En effet, on note des performances accrues en termes de sécurité et de confort.

Les nouveaux pneus de la décennie 2020

Standardisation du pneu connecté

Pour l’année à venir, la course vers le pneu connecté se précise de plus en plus. Les concurrents rivalisent sur le nombre de données collectées, mais surtout sur les applications dérivées. En effet, tout ce flot d’information doit être dirigé vers un organe de traitement capable de tirer profit de cette collecte.

L’efficience et l’écologie

Les marques se concentrent également de plus en plus vers une production plus écologique. L’industrie automobile et ses dérivées sont toujours pointées du doigt pour son empreinte carbone. Et les débris de pneus encore plus, qui se déversent dans les océans en suivant les eaux d’écoulement.

Les retombées sur le consommateur

Pour le consommateur lambda, c’est plus de choix sur le marché. Mais il faut toujours prendre en compte que tout nouveau produit innovant et nouveau possède un prix plus élevé. Vouloir la performance et la préservation de la nature, ça coûte un peu plus cher.